Henry, cita­din pho­bique des mou­tons, décide de suivre les conseils de sa thé­ra­peute en retour­nant à la ferme fami­liale pour vendre ses parts à son frère aîné, sans se dou­ter des expé­riences géné­tiques qui y sont menées sur les mou­tons.
Au même moment, des acti­vistes écolo­giques, au cou­rant de ces pra­tiques, libèrent un agneau mutant du labo­ra­toire secret. Le fléau va très vite se répandre et trans­for­mer tous les mou­tons en pré­da­teurs très très méchants.

Les films qui viennent de Nouvelle-Zélande ne sont pas légions même si l'un des plus grands réa­li­sa­teurs du nom de Peter Jack­son y est né. De ce point de vue BLACK SHEEP est déjà une curio­sité. Sur­tout, il y a l'histoire com­plè­te­ment déli­rante, et culot­tée, mais qui ne pousse pas assez à mon goût les limites de l'absurde. Cepen­dant, l'ensemble est sans com­plexe avec des acteurs très moyens, des effets spé­ciaux sim­plistes et un humour en des­sous de la cein­ture. Le réa­li­sa­teur a semble t-il voulu faire une bonne série B et son pari se révèle réussi tant les ingré­dients ban­cals y sont pré­sents. Oui, BLACK SHEEP est bien une curio­sité loin des sen­tiers bat­tus qui aurait rêvé de deve­nir culte, mais il faut être plus que néo-zélandais pour pondre une œuvre du même aca­bit que "Brain­dead" ou "Bad Taste".

Pas grave, mais un petit délire entre potes se révèle bien plus sym­pa­thique avec BLACK SHEEP que les innom­brables matches de foot­ball qui viennent de se dérou­ler en Afrique du Sud. Oui, j'aime pas­ser 90 minutes devant la téloche et voir un éclair de génie comme ce moment où un mou­ton conduit une camion­nette. Ça vaut tout les pas­se­ments de jambes du monde non ?!!



Allez encore plus loin : 2008 - Épouvante - Série B