Ils vont se sépa­rer. Lui est tueur et il est per­suadé que sa tête a été mise à prix par sa petite amie. Aussi va-t-il accep­ter le contrat le plus étrange de sa car­rière : remon­ter le temps et tuer Adolf Hit­ler. Seule­ment tout ne se pas­sera pas comme prévu.
C’est Hit­ler lui-même qui pren­dra la machine pour reve­nir dans le futur Et c’est le tueur qui vieillira en atten­dant de retour­ner à son époque, pour y retrou­ver Hit­ler et sa petite amie.
Jason pour­suit son explo­ra­tion du sen­ti­ment amou­reux. Une his­toire où les per­son­nages se croisent dans le temps comme des cercles à la sur­face de l’eau. Finiront-ils par se retrouver ?

BD sor­tie en 2006 et colo­ri­sée comme à l'accoutumée par Hubert (égale­ment scé­na­riste de "Miss Pas Touche"), J'AI TUE ADOLF HITLER est une explo­ra­tion du rap­port amou­reux et sur­tout humain chers au des­si­na­teur, qui injecte avec tou­jours autant de malice son humour froid très second degré, des situa­tions graves conduites par des per­son­nages éter­nel­le­ment nonchalants.

Un voyage dans le temps pré­texte à démon­trer que, Hit­ler ou pas, les hommes ont tou­jours la fâcheuse ten­dance à s'entretuer. Un voyage de la vie, du temps qui passe, de l'amour qui se fane.

Au pre­mier abord, comme d'habitude, tout cela ne saute guère aux yeux, tant le nor­vé­gien dis­tille une nou­velle fois un one shot gra­phi­que­ment épuré, au scé­na­rio tenant sur une seule ligne, son éter­nelle marque de fabrique.

Sur­tout, au fil des pages on se rend vite compte que l'univers de Jason est conti­nuel­le­ment pro­fond, per­ti­nent, sub­til. Et même si quel­que­fois on aime­rait qu'il déve­loppe d'avantage ses idées, l'œuvre du nor­vé­gien reste tou­jours un petit plai­sir de lec­ture froid et déso­pi­lant. Toujours.

Les pre­mières planches



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