Il y a pas mal de choses sympathiques qui soufflent en ce moment. Certes, l'année musicale n'a pas été extraordinaire mais certaines découvertes m'ont aguiché et, par conséquent, parlé d'œuvres parues en 2009 me semble plus pertinent. Surtout, il est vrai que j'ai du mal à mettre seulement deux trois lignes pour parler d'un disque, alors que je n'ai pas cette difficulté pour un film. Mais je vais m'y mettre, faire court donc, et "approfondirais" plus pour les indispensables. Ce qui est un peu déjà le cas sur ce blog. Mais écrire, ce n'est pas non plus mon métier, j'ai du mal à parler musique. Faudrait-il que je sois musicien pour mieux l'expliquer ? Je ne sais pas, mais je fais de mon mieux. Oui mais bon, sinon, et alors ce premier album de THE XX ?
Amis depuis l'école, THE XX est un quatuor composé de petits jeunes de 19 ans. Ils offrent une belle écriture mélodique qui a attiré une base de fans pour la plupart trentenaire, ce qui est bien peu étonnant vu la bluffante maitrise des 11 plages de ce premier album. Leur musique est le point de rencontre entre le R'n'B en douceur et le blues spirituel de CocoRosie, sœur francophile pleine de mélancolie douce-amère, mais également d'une culture "froide" toute britannique, faite de pop, quelle soit dream ou indie.
Fans de THE KILLS, THE CURE ou encore de MISSY ELLIOTT, THE XX, qui furent révélés par des blogs du monde entier, jouent deux accords de guitares, posent un doigt sur leur basse et pas plus de trois sur le synthé à papa. La boite à rythme et ce peu d'artifice offrent dès les premières notes une impression d'être en terrain connu tant leur culture musicale semble grande. D'ailleurs, ils n'ont aucune difficulté à reprendre en b-side le "Hot Like Fire" d'Aaliyah ou le "Teardrops" de Womack & Womack pour en faire des chansons délicates et toutes personnelles.
Il n'y pas de BPM endiablés comme le font leurs compatriotes de la même génération. En effet, les chanteurs Romy Madley Croft et Oliver Sim juxtaposent leurs tranquilles voix sur des sons minimalistes planants qui sentent bon la new-wave où fleurissaient à l'époque des groupes du même âge. Des groupes totalement fauchés en matériel mais aussi en talent. Mais ici, rien de cela. Ils suffit d'écouter "Crystalised", "Islands", Fantasy”, “Shelter” ou aussi “Infinity” pour s'en convaincre. Des morceaux d'une grande similitude qui s'imbriquent en un ensemble cohérent et juste.
Sorti en août en Angleterre, cet opus est sorti en septembre chez nous et se prête plus à cette nouvelle saison. Certes, cela en ennuiera certains, mais les autres, nombreux, aimeront cette délicatesse sans fioritures, à nu et à fleur de peau, sans être belle mais tout à fait agréable et parfois brillante.
Indispensable pour "les Inrocks", 6/6 pour "Magic". C'est peut-être exagéré, mais ce premier album rêveur est parfaitement réussi et terriblement maitrisé, et pose parfaitement les jalons d'un avenir prometteur, surtout s'ils refusent de succomber aux charmes malsains des majors. Ne pas perdre cette authenticité et cette légèreté d'effets. Ces plaisirs que le deuxième album, tellement difficile, devra encore contenir pour confirmer ce bel ouvrage.
Oui, ils n'ont que 19 ans je vous dis !
- "Intro" – 2:08
- "VCR" – 2:57
- "Crystalised" – 3:22
- "Islands" – 2:41
- "Heart Skipped a Beat" – 4:02
- "Fantasy" – 2:38
- "Shelter" – 4:30
- "Basic Space" – 3:08
- "Infinity" – 5:13
- "Night Time" – 3:37
- "Stars" – 4:23
Allez encore plus loin : 2009 - CD







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