Le 12 juin 2009… La bière coule à flots, et les ventres donnent du volume aux t-shirts aborés par les amoureux de longues dates du groupe. Des T-shirts portés par des gamins de 13 ans et des fans de plus de 60 ans me font penser que notre Johnny national était présent au même endroit quelques jours auparavant. Des extrêmes, avec comme point commun celui de connaître par cœur les titres qui seront interprétés ce soir, démontrant l'importance et l'évènement à venir.
Les abords du Stade ne sont heureusement pas encore saturés quand j'arrive à 18h00, lieu où j'avais seulement mis une fois les pieds, pour assister à la finale en 2000 de la Champions League, un match opposant le Real Madrid à Valence.
A peine garé la voiture que déjà l'urine a coulée contre les murs et inondée les sols ici ou là. Je savais que ça serait du lourd, du très lourd, et je ne suis pas encore sorti du parking que ça sent déjà le Hard Rock sous mes chaussures !
Il est tôt encore, alors j'ai le temps de déjà prendre une pinte de Heineken, bière sans saveur, tellement légère que je sais déjà que j'en prendrais une autre non par plaisir du goût, mais seulement pour celui d'avoir un peu, mais vraiment un peu d'alcool dans le sang.
Le merchandising fait sauter la banque. Des cornes à 10 euros, des t-shirts allant de 25 à 40, des casquettes et bonnets à 30, le rock et son esprit a ses limites. La température est bonne mais ça transpire surtout l'Euro… L'ambiance est déjà sympathique, le sentiment que chacun va vivre un grand instant et le plaisir d'être là se lit déjà sur le visage des ados, couples, bandes de potes, tous ici dans l'unique but de s'éclater et de ne jamais restés assis sagement.
18h45 : Une première partie française au nom assez surprenant de "Café Bertrand" aussi banal que la prestation, pas aidé il est vrai par le son.
19h40 : The Answer lance gentillement la soirée avec leur style aux influences très marquées Led Zep et AC/DC.
Puis à 21h… pile… une introduction et un visuel superbe, sexy et diabolique, font vrombir l'enceinte du stade pendant deux minutes.
Et le train du Rock 'N' Roll arrive pour mettre non pas encore tous le monde à genoux, mais debout, et faire chanter et frapper l'ensemble des 76 000 personnes. Ça démarre vite et fort et le son sans être extraordinaire, ne semble pas être saturé ou assourdissant. Il est correct de l'endroit où je suis, ce qui n'est pas le cas de l'écran géant qui a un décalage de quelques dixième de secondes avec la voix de Johnson. Au prix des places et des tarifs à l'intérieur du Stade, je ne peux qu'être intransigeant.
La setlist s'enchaine bien et les tubes font chanter tous le monde, couvrant même par moment la voix du chanteur. "Back in Black" ou "Dirty Deeds Done Dirt Cheap" donnent de la pêche alors que le soleil semble triste d'être obligé d'aller se coucher.
Les morceaux de "Black Ice" sont plus faiblards et donne un léger coup de mou et ces petits moments, pas pour autant désagréable grâce à l'ambiance festive, permettent aux travées de poser ses fesses.
Superbes "Thunderstruck" avec son intro, "The Jack", avec un final où Angus Young fait un striptease en montrant les 4 lettres du groupe sur le derrière de son caleçon, ou encore "Hells Bells" avec l'arrivée de la cloche en plein milieu de la scène avec un Brian Johnsson qui s'y accroche comme pour la faire sonner, donnent d'avantage d'ampleur à ce show parfaitement huilé.
"Angus, Angus" scande le public. C'est lui l'idole, c'est lui seul une grande partie du spectacle et il assure l'essentiel pendant 15 minutes sur "Let There Be Rock" qui clôture avant le rappel ce concert d'une grande maîtrise.
Le rappel débute avec l'inévitable et attendu "Highway To Hell" qui fait lever les bras de tous le monde à chaque syllabes prononcées pendant le refrain. Du plus bel effet avec le stade éclairé de vives lumières blanches. Efficace, carré.
Les coups de canon de "For Those About To Rock" clôture le show.
Le soucis, c'est la grandeur du lieu. Loin de la scène sauf si on est grand et en "Pelouse Or", son moyen, le tout ressemblant plus à du spectacle qu'à un concert. L'âme que peuvent seulement procurer les petites salles est un manque flagrant, mais on ne va pas en concert à ciel ouvert pour vivre cela.
Si moi qui ne suis pas fan de ce genre de musique j'ai passé une bonne soirée, j'en déduis que le fan a dû passer un moment fabuleux.
Deux heures de parfaite communion avec un public en liesse qui a peut-être de plus assisté à la retraite du groupe. Mais qui sait, vu l'énergie démontrée et leur plaisir d'être là, nul doute que Brian Johnson (Chant), Angus Young (Guitare), Malcolm Young (Guitare), Cliff Williams (Basse) et Phil Rudd (Batterie) n'ont pas dit leur dernier mot.
Toutes les images et vidéos ont été prises par moi-même bien évidemment. Dommage que les vidéos prennent surtout le son des gradins et non des enceintes… Pas terrible donc la qualité.
Pour conclure, voici la setlist :
- "Rock 'n' Roll Train"
- "Hell Ain't a Bad Place To Be"
- "Back in Black"
- "Big Jack"
- "Dirty Deeds Done Dirt Cheap"
- "Shot down in Flames"
- "Thunderstruck"
- "Black Ice"
- "The Jack"
- "Hells Bells"
- "Shoot To Thrill"
- "War Machine"
- “Dog eat Dog”
- "Anything Goes"
- "You Shook Me All Night Long"
- "T.N.T."
- "Whole Lotta Rosie"
- "Let There Be Rock"
Rappel :
- "Highway To Hell"
- "For Those About To Rock"
Allez encore plus loin : 2009 - AC/DC - Stade de France
















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Alors Bruce, tu t'es acheté la casquette collector ?
Il me fallait faire un choix, c'était la casquette collector ou de la bière… J'ai pas hésité une seconde.